19 mars 2014

La vêture des Enfants trouvés (6) – récapitulatif et sources



▲Saint Vincent de Paul présidant une réunion des Dames de la Charité,
qui lui remettent leurs bijoux pour l'oeuvre des Enfants-Trouvés,
attribuée à Pierre André, dit Frère André, vers 1732
Au premier plan du tableau, une fille de la Charité prend soin d'enfants trouvés, emmaillotés.
Musée de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris

Vous avez été nombreux à suivre l'histoire de la vêture des Enfants trouvés – ce qui ne me semblait pourtant pas gagné au départ. Cette série d'articles a permis aux Petites Mains de rencontrer un public nouveau, notamment celui des généalogistes, qui retrouvent dans les documents d'archives ces termes spécifiques de l'habillement, des étoffes anciennes, etc., pas évidents à comprendre pour le néophyte. Il paraît que nous avons presque tous un enfant trouvé dans notre lignée d'ancêtres !

Pour en faciliter l'accès et la lecture, il me semble utile de regrouper en une liste la série d'articles consacrés à la vêture des Enfants trouvés :

La vêture des Enfants trouvés (1) – le trousseau
La vêture des Enfants trouvés (2) – jusqu'au XVIIIe siècle, des tissus de laine, de chanvre et de lin
La vêture des Enfants trouvés (3) – au XVIIIe siècle, le coton et l'arrivée des indiennes
La vêture des Enfants trouvés (4) – la layette
La vêture des Enfants trouvés (5) – les enfants en robe
La vêture des Enfants trouvés (6) – récapitulatif et textes sources

▲Les enfants de l’orphelinat de Haarlem : la distribution de vêtements, par Jan de Bray, 1663
Musée Frans Hals, Haarlem

Pour les lecteurs que cela intéresse, les sources de MuB – dont la demande est à l'origine de cette série – sont les Travaux de la commission des Enfants-Trouvés instituée le 22 août 1849 par arrêté du Ministre de l'Intérieur en vue d'instituer une législation nouvelle sur les enfants trouvés. On peut feuilleter l'intégralité des deux volumes sur Gallica : Tome 1 et Tome 2.

Le tome 2 récapitule tous les documents historiques, les législations et jurisprudences antérieures. La Troisième partie, Administration, qui reprend les règlements des hôpitaux de Paris et de Lyon touchant le service des Enfants trouvés, décrit en plusieurs points, assez précisément, la vêture des enfants en 1716 (page 225) ; les trousseaux des filles et des garçons en 1733 et 1752 (pages 189-190) ; la layette en 1774 (pages 211-212) ; la layette et vêture de 1811 (page 274) ; la layette et la vêture préconisées en 1843 (pages 402 à 406).

▲La vêture des enfants trouvés du Foundling Hospital, William Hogarth, 1747
Le Founding Hospital de Londres est l'équivalent de l'Hôpital des Enfants-trouvés de Paris.
The Foundling Museum, Londres
Le peintre William Hogarth en est pendant vingt-cinq ans l'un des bienfaiteurs.

▲Le 10 février 1790, le Roi [Louis XVI] et la Reine visitent l'Hôpital des Enfants trouvés
après avoir entendu la messe à N.D. accompagnés de Monseigneur le Dauphin
sur Gallica, BnF, Paris
 

Par ailleurs, Martine Blankaert a publié en octobre-décembre 2002 dans la Revue généalogique normande, l'histoire de son lointain ancêtre Marc Nollis, né en 1826 à Rouen, de père et de mère inconnus. Elle décrit son trousseau et la vêture délivrée à chaque enfant en 1823 par l'hospice général de Rouen [Lire l'article accompagné d'une abondante bibliographie, sur le site de Daniel Lemoine].

Si vous vous intéressez au sort et à l'histoire des Enfants trouvés, je vous renvoie au site de MuB, Pouponniere's Blog, qui leur est intégralement consacré. En parallèle aux articles des Petites Mains, MuB donne la parole à des personnes placées en pouponnière pendant leur enfance. Leurs témoignages sont souvent très émouvants.


3 commentaires:

  1. Merci infiniment pour cette série d'articles immensément riche.

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  2. merci pour tes articles toujours aussi passionnants !!

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  3. Merci à vous, Mistigri et Joline, vos encouragements me font bien sûr plaisir.

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