31 octobre 2015

Le Petit Écho de la Mode : 100 ans d’histoire de la couture et du tricot domestiques


Ce samedi 31 octobre aboutit à Châtelaudren, en Bretagne, un magnifique projet de plus de cinq années de travaux : le bâtiment de l'ancienne imprimerie du magazine Le Petit Écho de la Mode auquel les habitants sont très attachés, devenu friche industrielle, a été réhabilité pour faire place à un pôle de développement culturel et touristique.

▲Le bâtiment de l'ancienne imprimerie du magazine Le Petit Écho de la Mode
Office de Tourisme du pays de Châtelaudren

Pour en savoir plus sur le projet, l'inauguration et les événements portes ouvertes de la journée de samedi, on peut lire l'article Samedi 31, Le Petit Écho de la Mode ouvre grand ses portes paru dans Ouest-France, et voir ce reportage de France 3 disponible sur Youtube.

1880-1984 : Le Petit Écho de la Mode, modèle français du magazine pratique familial

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, plus encore avec la liberté de la presse de la Troisième République, les journaux féminins spécialisés se multiplient et contribuent à la démocratisation – certes relative – de la mode. Ces magazines qui font référence au modèle bourgeois de la famille suivent l’actualité, y compris mondaine, et distribuent de multiples informations, souvent de manière péremptoire, sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas en matière de mode vestimentaire. C’est par le biais de ces magazines que les patrons et les modèles de tricot se diffusent dans tous le pays, dans des couches sociales jusqu’alors exclues du domaine de la mode et des « nouveautés ».

▲Couvertures du Petit Écho de la Mode, à g. : 21 avril 1880, à dr. : 28 octobre 1888
sur Delcampe

▲Couvertures du Petit Écho de la Mode, années 1890 et 1895
sur Delcampe

▲Couvertures du Petit Écho de la Mode, 1914
sur Delcampe

Le cas du Petit Écho de la Mode est particulièrement intéressant pour l'historien de la mode : pendant une centaine d’années, il touche un lectorat proche, du point de vue géographique, démographique et sociologique, de la couverture nationale française. Des études de clientèle et études de marché établies dans le cadre du journal auraient montré la similitude de répartition entre les lecteurs du journal et les diverses catégories de la population française. Le Petit Écho de la Mode touche toutes les classes sociales, pénètre tous les types de localités, urbaines et rurales. À travers ses rubriques d'un genre nouveau – aménagement de la maison, courrier du cœur, santé, loisirs, cuisine – il se lit aujourd'hui comme un témoignage d'un siècle de vie familiale et d'évolution des mœurs sociales et des modes.

C’est en 1879 que la famille catholique bretonne Huon de Penanster, rachète un magazine renommé Le Petit Écho de la Mode pour toucher un lectorat nouveau : la famille provinciale. Charles de Penanster est un jeune sénateur des Côtes-du-Nord, son épouse, Claire, est l'âme de la revue  ; rédactrice en chef du journal sous le pseudonyme de Baronne de Clessy, elle poursuit l'oeuvre de son mari après sa mort. L’hebdomadaire cible les mères de famille qui savent lire et disposent d'un peu de temps pour se distraire, sans être non plus des « Madame Bovary ». Chaque semaine, il propose des conseils pratiques pour aider les lectrices à améliorer leur quotidien, tenir leur maison, établir leurs menus, couper et coudre des vêtements à la mode ; certains articles abordent aussi l’éducation des enfants.

▲Annonce de la publication d'un « roman sentimental pour dames »
de l'auteur Henri Ardel, pseudonyme de Berthe Abraham (1863-1938), 1898
sur Gallica, BnF, Paris
Le Petit Écho de la Mode / Éditions de Montsouris publie près de six cents titres
de « romans populaires pour dames » de 1919 à 1953.
Lors de son lancement, la collection Stella est présentée en ces termes :
« La collection Stella est la collection idéale des romans pour la famille et pour les jeunes filles [...].
Elle élève et distrait la pensée, sans salir l’imagination. La collection Stella est une garantie
de qualité morale et de qualité littéraire. »

En 1887, après l’insertion d'un roman à épisodes – on est bien sûr loin du long roman qui pourrait distraire la femme au foyer de ses tâches familiales – le tirage augmente de 5 000 à 100 000 exemplaires. Le feuilleton est imprimé sur pages détachables et reliables, la lectrice « honnête » et « économe » qui ne jette rien peut le conserver, le prêter, l’échanger.

En 1893, Le Petit Écho de la Mode encarte un « patron modèle » gratuit qui permet de réaliser soi-même un des modèles présentés dans le numéro, inspiré de la haute mode parisienne – le patron aurait été inventé en 1853 par Ebenezer Butterick, un tailleur américain, d’après les méthodes de gradations utilisées dans sa profession. Les ventes font un nouveau bond à 210 000 exemplaires.

Le Petit Écho de la Mode atteint un tirage de 300 000 exemplaires en 1900. Il s'installe dans des nouveaux locaux près du parc de Montsouris, qui donne son nom aux Éditions de Montsouris. Au début du siècle, c’est une revue illustrée hebdomadaire sur huit pages, seize quand il propose un supplément. La première page est en couleur, d'abord colorée à la main, puis selon la technique de l'aquatype à partir des années 1900. Il continue à paraître cahin-caha pendant les années de guerre malgré les privations.

Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale, à l'étroit dans ses locaux parisiens, que Le Petit Écho de la Mode décide de « délocaliser » en Bretagne. Charles-Albert de Penanster, fils du fondateur mort en 1902, conseiller général des Côtes-du-Nord, porte son choix sur une papeterie de Châtelaudren qui fonctionne grâce à une turbine hydroélectrique alimentée par la rivière Le Leff. Il la transforme en une imprimerie, édifiée en 1923 ; elle prend en charge les parutions non urgentes des Éditions Montsouris et reste active jusqu'en 1984 ; Châtelaudren devient la capitale des fameux « patrons modèles », qui font le succès du Petit Écho de la Mode.

Selon les informations diffusées dans l'exposition sur Le Petit Écho de la Mode à la bibliothèque Forney en 2008, dont le commissaire était Jean-Claude Isard, le journal tire à 500 000 exemplaires par semaine avant la Première Guerre mondiale, à un million dans les années 1930. Il change de nom en 1955 pour devenir L'Écho de la Mode, et atteint son record de vente en octobre 1955 avec 5 millions de lecteurs. Il amorce son déclin dans les années 1960, touché par le succès de magazines féminins concurrents, plus « modernes », comme Elle et Marie-Claire, et surtout, comme les autres titres de presse, par la publicité qui apparaît à la télévision en octobre 1968. En 1970, il a encore 270 000 abonnés. En 1977, il est racheté par le magazine Femmes d'aujourd'hui, les deux titres cohabitent jusqu'à la disparition du magazine en 1983.

Pour en savoir plus sur l'histoire du Petit Écho de la Mode, sur l'esprit du journal, les sujets abordés dans ses pages – vie familiale, actualités et débats, notamment autour du statut de la femme – les « plumes » de la rédaction comme Françoise Verny, et plus encore, on peut lire le compte rendu de la conférence Le Petit Écho de la Mode à Châtelaudren, donnée en avril 2015 par l'historienne Nicole Lucas, mis en ligne par l'Université du Temps libre du pays de Landerneau-Daoulas.

▲à g. : Couverture du Petit Écho de la Mode, 29 juillet 1900
à dr. : Supplément de patron au numéro du 9 décembre 1900, Le Petit Écho de la Mode

▲en ht. : « Patron découpé grandeur naturelle » d'une jupe Courtisane,
supplément gratuit au n°39 du 30 septembre 1906
en bas : « Patron découpé grandeur naturelle » d'une jupe Lisette,
supplément gratuit au n°38 du 20 septembre 1908 ▼
sur Fabulousfrenchvintagepattern.com

▲Annonce publicitaire pour Le Petit Écho de la Mode parue dans Le Pèlerin, 1913
« Habillez-vous vous-mêmes avec les 10 patrons gratuits
que donne chaque mois Le Petit Écho de la Mode »

▲à g. : Patron modèle Le Petit Écho de la Mode d'un manteau fillette, années 1950
à dr. : Couverture du Petit Écho de la Mode, 4 septembre 1955
Le manteau d'enfant pour le « premier jour de classe » est de Lempereur ;
Albert Lempereur, qui s'inspire du modèle américain du ready to wear,
est un précurseur du « prêt-à-porter » dans les années d'après-guerre.

▲Patrons modèles Le Petit Écho de la Mode de robes fillettes, années 1970
sur le blog Rétro et Cosy

▲Reportage de la télévision française au Petit Écho de la Mode, Châtelaudren le 26 juin 1968
Le chef de service explique à des lectrices les différentes étapes de la fabrication d'un patron
INA Styles via Youtube
Une visite dans la technologie d'un autre temps !

▲à g. : Couverture Petit Écho de la Mode n°36,
Collections des grands couturiers, 4 septembre 1960
à dr. : Couverture Petit Écho de la Mode n°11,
Collections de printemps, 35 nouveaux patrons modèles, 12 mars 1961

Le patron de couture gratuit inspiré de la haute mode parisienne

Lorsqu'en 1893, Le Petit Écho de la Mode a l'idée d'encarter un « patron modèle » gratuit dans ses numéros, ses ventes font un bond fabuleux. En offrant ce patron, Le Petit Écho de la Mode convainc ses lectrices que ce service vaut bien la dépense consentie pour le journal – l'argument vaut aussi face à leur confesseur ! Certains ouvrages à réaliser patiemment réclament une certaine virtuosité, d’autres sont faciles à copier. Les familles pauvres en bénéficient aussi, elles ont souvent une voisine abonnée à un de ces journaux qui circulent de mains en mains ; depuis l'instauration de l'école laïque obligatoire en 1882, il y a toujours dans l’entourage quelqu’un qui sait lire le journal.

Pendant un siècle, ce magazine féminin et familial est l’un des titres les plus lus de la presse française, par des générations de femmes. Il restera fameux pour ses patrons de couture et ses modèles d'ouvrages en tricot que les collectionneurs s'échangent aujourd'hui. Feuilleter des exemplaires de ce journal pendant les cent ans de sa parution, c’est voir l’évolution de la représentation de la femme au foyer et suivre une sorte de fil rouge témoignant de l’évolution des modes dans la couture et le tricot domestique.

Le succès durable du supplément détachable de modèles tricot

Plus encore que la couture, le tricot a des « vertus », car on peut l’interrompre pour le reprendre à tout moment et en tout lieu. Il permet à la femme de tirer parti de ces « temps perdus » qu'elle ne doit pas gaspiller en conversation, encore moins en lectures frivoles. À ce titre, il est largement enseigné dans les institutions et les écoles aussi bien religieuses que laïques pendant tout le XIXe siècle. Par sa vocation exemplaire d'édification pour les filles, tricoter représente parfaitement les enjeux et conventions de la vie quotidienne des femmes et jeunes filles du XIXe siècle. [Lire sur Les Petites Mains : Histoire du tricot (3) – Les « ouvrages de dames » des XVIIIe et XIXe siècles]. Tout cela éclaire le succès durable des modèles de tricot, des suppléments détachables au centre des magazines et des numéros « hors série ». Le « spécial layette » annuel est particulièrement attendu et conservé dans les familles.

La mode de la layette tricotée à la main est venue d'Angleterre, elle ne commence à se répandre en France qu’à partir des années 1870-1880. Les magazines féminins conseillent d’habiller chaudement les bébés d’une robe de laine dès leurs premiers pas, en raison de son confort et sa souplesse. Les mères n'hésitent plus à tricoter à la maison petites vestes, robes, bonnets, cache-langes et culottes à chaussettes intégrées qu'auparavant elles cachaient sous des brassières en tissu. Jusque dans les années 1950, il apparaît que coudre et tricoter le trousseau de son bébé est la plus saine des occupations pour une future mère. [Lire sur Les Petites Mains : Histoire du tricot (6) : La layette et le tricot pour enfants]

Chaussons, brassières et bonnets, pantalons à pieds, barboteuses, burnous, robes, gilets pour la layette, pulls, vestes, gilets, marinières, jupes et robes pour fillettes et garçonnets – et bien sûr le mémorable maillot de bain en laine tricotée défilent ainsi devant des générations de lectrices du Petit Écho de la Mode, dont Les Petites Mains vous proposent aujourd'hui un florilège :

▲à g. : Enfant photographié sur une luge, vers 1910
Galerie josefnovak33 sur Flickr
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 7 février 1911

▲à g. : Pull en laine tricotée pour fillette, à ceinture boutonnée
Photographie extraite de Woolco Knitting & Crocheting Manual, page 60, 1916
Le livre est consultable sur The Internet Archive
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 13 juillet 1914
à dr. : Portrait de Joan Morgan, Alex Bassano, 1917
National Portrait Gallery, Londres

▲à g. : Portrait de Jane Simone 'Janie' Bussy, photographe anonyme, 1913
National Portrait Gallery, Londres
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 6 novembre 1914
à dr. : Portrait de fillette, vers 1910-1915, Galerie lovedaylemon sur Flickr

▲à g. : F. G. Christopher, vers 1910-1915
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 27 décembre 1914
à dr. : Garçon au tricycle, vers 1900
Portraits sur galerie lovedaylemon sur Flickr

▲à g. : Veste en laine tricotée pour fillette
Photographie extraite de Woolco Knitting & Crocheting Manual, page 32, 1916
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 24 janvier 1915
à dr. : Photographie extraite de Woolco Knitting & Crocheting Manual, page 35, 1916

▲à g. : Lady Ottoline Morell, photographe anonyme, 1900
National Portrait Gallery, Londres
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 7 février 1915

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 14 décembre 1919
au centre : Portrait de Jane Maria, née Grant, Lady Strachey et Barbara Strachey
photographie Rachel Pearsall Conn ('Ray') Strachey, 1916
National Portrait Gallery, Londres
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 7 décembre 1919

▲à g. : Brassière et pantalon en laine tricotée
Photographie extraite de Woolco Knitting & Crocheting Manual, pages 18 et 28, 1916
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 11 juillet 1920
à dr. : Portrait de Matthew Witt, vers 1920-1925
Wisconsin Historical Museum, Madison

▲à g. : Portrait de garçonnet, 1923
au centre : Album Le Tricot et le Crochet, Éditions du Petit Écho de la Mode, 1920-1925
à dr. : Enfants en habits tricotés, vers 1925
– Pool Vintage Kids sur Flickr

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 27 mai 1924
au centre : Modèle présentant de la mode tricot, 1e juillet 1922
Bassano Studio, Museum of London, Londres
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 27 mars 1927

▲à g. : Lady Mary Elizabeth Kirk, née Plunkett, et Elizabeth Kirk
photographie Alexander Bassano, 3 juin 1926
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 18 mars 1923
à dr. : Mrs Hilton Philipson et ses enfants Anne et Peter
photographie Bassano Ltd, 10 novembre 1927
– Photographies National Portrait Gallery, Londres

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 19 mai 1928
au centre : Portrait de Christopher Robin Milne,
photographie Marcus Adams, 1928
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 25 novembre 1928

▲à g. et au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 8 mai 1928
à dr. : photographie de fillette en robe à col marin, Pool Vintage Kids sur Flickr

▲à g. et au centre : Modèles de tricot, Le Petit Écho de la Mode, 1929
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 16 février 1930

▲à g. : Collection de vêtements tricotés, maillot de bain fillette, vers 1930
photographie Roger Parry, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 26 juin 1932
à dr. : Portrait de Anne Arianna Gallon, née Goodman
photographie Lady Ottoline, 1932
National Portrait Gallery, Londres

▲à g. : Costumes marins enfants, Le Petit Écho de la Mode, 1930
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 8 août 1934
à dr. : Costumes marins fillettes, Le Petit Écho de la Mode, 1934

▲à g. : Portrait de Sidney Arthur Robin George Drogo Montagu, 6 février 1930
photographie Bassano Ltd, National Portrait Gallery, Londres
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 3 avril 1938
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 13 novembre 1938

▲à g. : Philippa Selina et David Geoffrey Bewicke-Copley, 3 novembre 1933
au centre : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 4 décembre 1932
à dr. : Comtesse Elizabeth de Pret-Roose et ses fils
– photographies Bassano Ltd, National Portrait Gallery, Londres

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 10 novembre 1940
sur vintagestory.ru
au centre : Robe tricotée pour fillette, 1930-1939
Victoria and Albert Museum, Londres
à dr. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 30 janvier 1949

▲à g. : Modèles layette Le Petit Écho de la Mode, novembre 1948
au centre : Portrait de bébé, vers 1949, Galerie lovedaylemon sur Flickr
à dr. : Modèles layette Le Petit Écho de la Mode, 30 juillet 1950

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 22 janvier 1950
au centre et à dr. : Modèle de robe fillette en tricot, Le Petit Écho de la Mode, 1950
Galerie april-mo sur Flickr

▲à g. : Couverture Le Petit Écho de la Mode, 7 octobre 1951
au centre et à dr. : Modèles de layette, Le Petit Écho de la Mode, 1953

▲à g. : Almanach Le Petit Écho de la Mode, 1954
au centre : « Ma veste écossaise », Le Petit Écho de la Mode, 13 février 1955
à dr. : Modèle de gilet enfant, Le Petit Écho de la Mode, 1955

▲à g. : Couverture Écho de la Mode, 26 décembre 1965
au centre : Couverture Écho de la Mode, 14 août 1966
à dr. : Couverture Écho de la Mode, 15 janvier 1967

▲à g. : Couverture Écho de la Mode, 12 novembre 1976
au centre : Couverture Écho de la Mode, 16 janvier 1976
à dr. : Hors Série Femmes d'aujourd'hui, 1977

▲à g. : Hors Série Femmes d'aujourd'hui, 1e janvier 1980
au centre : Couverture de Femmes d'aujourd'hui / Écho de la Mode, 30 juin 1981
à dr. : Couverture de Femmes d'aujourd'hui, 30 août 1983


Les images du Petit Écho de la Mode sont issues d'une collection particulière,
et des sites de vente Delcampe, eBay, Pinterest.

À lire aussi sur Les Petites Mains :

Histoire du tricot (1)Les origines
→Des chaussettes coptes de l'Antiquité égyptienne des origines, en passant par les gants liturgiques de l'Église chrétienne, le tricot se diffuse peu à peu dans toute l'Europe.

Histoire du tricot (2)Du XIVe au début du XVIIe siècle
→Le tricot du Moyen Âge ne concerne que les gants, les bas, les bonnets et chapeaux ; guildes et corporations se structurent autour du travail de la « bonneterie » qui se mécanise.

Histoire du tricot (3)Les « ouvrages de dames » des XVIIIe et XIXe siècles
→Sous l'Ancien Régime, le tricot est une occupation féminine convenable, la tricoteuse une figure exemplaire de vertu féminine ; premiers recueils de modèles, progrès techniques et modes hygiénistes diffusent la mode du tricot.

Histoire du tricot (4)Le tricot au XXe siècle, 1900-1930
→Des fins dessous tricotés 1900 au sportswear des années 1920, le tricot devient la « maille », signe de modernité, il passe des dessous aux dessus ; au tricot utile des années de guerre succède le tricot de loisir.

Histoire du tricot (5)Le tricot au XXe siècle, 1930-1980
→Dans la seconde moitié du XXe siècle, le tricot suit les tendances de modes : débrouille des années 40, sophistication des années 50, dynamisme rayé et coloré des années 70, la presse féminine diffuse les modèles.

Histoire du tricot (6)La layette et le tricot pour enfants
→Depuis toujours, le tricot habille l'enfant, parce qu'il le tient au chaud ; en rose ou en bleu, tricoter la layette de son bébé est considéré comme la meilleure des occupations pour une jeune mère.



4 commentaires:

  1. Quelle bouffée soudaine de jeunesse ! Ma maman, qui pourtant n'était pas une modeuse pratiquante - elle était en surpoids et dans les années 50, le prêt-à-porter balbutiant ignorait superbement les "rondes" - ne manquait jamais un numéro : j'ai été élevée dans cette culture de la classe moyenne ... et je ne le regrette pas. Merci pour cet article !

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    1. Merci à vous, Marie-Pierre, pour ce sympathique commentaire.
      Dans mon quartier, les voisines étaient abonnées à différents magazines qui circulaient de l'une à l'autre ; je me revois, enfant, recopier les dessins des patronages, avec des variantes de détails et de couleurs, peut-être les prémices de mon futur métier...
      Je suis touchée de voir que vous restez fidèle au blog, dont je n'oublie pas que vous avez été l'une des toutes premières lectrices.

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  2. Il y a déjà quelques années je suis allée voir l'expo sur le petit écho de la mode à la bibliothèque Forney, J'étais avec ma petite fille d'environ 8 ans qui était étonnée de me voir connaître beaucoup de robes, revues etc...

    Excellent article qui me rajeunit, j'ai été élevée avec Modes & trvaux , Femmes d'aujourd'hui!!!

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    1. Il semble que cet article réveille des souvenirs d'enfance chez les lectrices des Petites Mains.
      Merci, Martine, pour ce commentaire.

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